dimanche 29 janvier 2012

C'est la crise

Premier post 2012 tout en optimisme: c'est la crise en Espagne, et une vraie de vraie. La petite reprise qui a pu avoir lieu dans d'autres pays en 2010-2011 ne s'est pas vue ici, et c'est seulement maintenant que les effets commencent à être visibles, ce qui n'est pas de très bon augure pour la suite!

Bien que connus, les chiffres du chômage restent impressionnants, et surtout sur la mauvaise pente.

Malgré cela, les bars restent fréquentés, les soldes battent leur plein après 17h et le soleil brille (aucun rapport me direz-vous).
Il est vrai que la solidarité familiale (et l'économie grise) fonctionnent très bien en Espagne, mais les premiers signes d'augmentation de la pauvreté apparaissent: très peu présents jusqu'alors à Valence, les clochards se multiplient peu à peu dans les rues; la queue auprès des organismes caritatifs (pour un repas ou des vêtements) s'allonge; les manifestations pour la défense du système public sont récurrentes: les collèges ne peuvent plus payer la cantine et l'électricité, faute du financement public. De même dans certaines communautés, les pharmacies ne sont plus remboursées par la sécurité sociale...
Inimaginable en France (pour le moment), mais déjà une réalité ici!



Bref, ce n'est pas rose... et pendant ce temps, les affaires de trafic d'influence et de corruption ne cessent d'être mises au jour, même si elles n'aboutissent pas toujours. L'ancien président de la Communauté Valencienne - Francisco Camps - vient d'être déclaré non coupable dans le jugement sur "l'affaire des costumes"...

La crise est là, mais pas pour tous!

mardi 6 décembre 2011

Cierre de temporada

Nous sommes en décembre, les vacances de Noël approchent, et la saison de course à pied 2011 se termine...


Dimanche avait lieu la 9ème course du ciruit Ruralcaja (10 courses entre 5 et 7km dans les différents quartiers de Valence), et Michel et moi avions le droit de partir dans les premiers rangs, grâce au dossard préférentiel A conquis de haute lutte lors des courses précédentes.

Malgré tout, on ne nous voit pas sur la photo de départ parce qu'il y a beaucoup d'autres dossards préférentiels A devant nous.




Cette fois, le circuit faisait le tour du centre historique. Michel me servait de lièvre, et si notre temps a été une contre-performance pour lui, c'est un record de vitesse pour moi!






Et en exclusivité, photo de notre groupe de coureurs, la Colla Correr Insensatos, dont nous portons fièrement les couleurs!




L'ultime course aura lieu le 18 décembre, sans nous cette fois car nous serons sur la route en direction de la Côte d'Azur...


Notre nouvelle épreuve à présent: les agapes entre collègues, amis ou en famille!

lundi 5 décembre 2011

42 195 mètres

La semaine 47 n'a pas été aussi riche que prévue en annonces (cf post précédent), mais au moins une des attentes a été comblée: le marathon a bien eu lieu!

Dimanche 27 novembre, 6h: le réveil sonne. M&A sautent du lit.

Michel et Amandine? non, ne rêvons pas: seul Michel saute du lit. Moi j'en ai encore pour presque 2h de sommeil.

Dimanche 27 novembre, 7h50: Amandine se lève aussi. 8h15: départ en direction de la Cité des Arts et des Sciences où a lieu le départ du Marathon et du 10km Divina Pastora (le sponsor). Il fait frisquet mais très beau. Les coureurs s'échauffent au lever du soleil, Michel se sent un peu seul avec son maquillage de clown, mais nous croiserons ensuite un légionnaire romain.



9h: le départ a lieu - c'est parti pour quelques heures de sport!


En bonne supportrice, je suis le parcours en vélo pour encourager Michel (ainsi qu'Oscar et Jérémy, des amis coureurs) qui devient de moins en moins loquace au fur à mesure que les kilomètres passent...


mais l'arrivée est là, après 3h25'33'' d'efforts, 42.195km, 3 gels et 8 verres de boisson isotoniques...


Soleil, groupes de musiques, spectateurs tout au long du parcours, organisation presque impeccable, une arrivée magique sur l'eau de la Cité des Sciences et des Arts... de beaux souvenirs!



samedi 19 novembre 2011

Vaya semanita


On s'en souviendra de la semaine 47 de l'an 2011. Ainsi on prévoit dans les jours qui viennent:
- Les résultats du concours VIE de la mission de économique de France en Espagne, avec à la clé un peu d'argent de poche et une soirée dans les salons de l'ambassade de France à Madrid.
- Les résultats du concours photo de notre cher employeur avec là encore potentiellement une petite attention financière comme récompense. L'attente est énorme, car j'ai eu recours aux talents de quelques amis doués de la prise de vue: http://www.mariesido.com et http://jpmoussus.canalblog.com et tous mes collègues ont été sollicités pour faire pencher le vote du public en notre faveur !
- Et enfin, dimanche à 9 heures, marathon de Valence, point d'orgue d'une saison sportive riche, mais éprouvante. Il y a eu le tri, le semi, et maintenant les 42.2 km. Objectif, 3h30 et pas de blessure. S'il n'y avait pas cette petite gêne à la cuisse je serais serein...si seulement...

vendredi 18 novembre 2011

Le match du week-end

Il ne s'agit point de foot cette fois. En effet, ont lieu dimanche 20 novembre, les élections générales anticipées en Espagne. Elles sont aussi souvent désignées comme "el partido de los feos", soit littéralement: le match des moches...


Ainsi d'un côté nous avons le challenger, archi-favori, qui lors de sa raclée de 2007 contre Zapatero avait annoncé son retrait de la vie politique. C'est le candidat à la petite vérole du parti conservateur...


Il devrait faire un raz-de-marée ce week-end. A la manière de Chirac en 2000 en France face au FN, c'est une victoire nette un peu par défaut. Le pluralisme n'est que de façade en Espagne. Le fonctionnement de la démocratie espagnole ne laisse pas vraiment de chance aux partis minoritaires et le PSOE, partie de gauche, est devenu synonyme de crise. Le vote blanc n'étant pas plus considéré qu'en France, c'est un peu par dépit et sans grande conviction que les espagnols vont se rendre aux urnes.  Ils vont ainsi faire le choix du changement, changement de l'exécutif, mais certainement pas de leur sort, alors que le pays continue sur la pente douce et douloureuse de la décadence économico-politique...Point de candidat aux idées originales pour leur donner de l'espoir, point de débat de haut-vol faisant valoir un modèle brillant ou une pensée avant-gardiste permettant de réveiller ce géant européen un peu trop porté sur la sieste...La proclamation des résultats dimanche soir, sans surprise, ne trouvera d'écho que le cri de rage désespéré des "indignados", comme un râle misérable d'une population laissée pour compte, pour qui "demain" signifie "cran de ceinture en moins" du fait de l'austérité annoncée sous le joug sarkomerkelien européen !

Face à Mariano Rajoy, Alfredo Perez Rubalcaba n'offrira que succédané de résistance... Il est le valeureux candidat successeur de Zapatero, forfait avant même l'annonce de la bataille. Ce bougre de Rubalcaba ne marquera certainement l'histoire du pays que par l'ampleur de sa défaite...


Je n'ai même pas trouvé de photos officielles de campagne. A croire qu'elles ont déjà été retirées d'Internet...

dimanche 6 novembre 2011

Tout est rentré dans l'ordre

Après 11 jours passés en tête du championnat, le Levante a cédé sa place de leader au Real Madrid.
Tout va bien donc.


Pendant ce temps, les Sparrings luttent pour ne pas rester lanterne rouge de leur ligue. Malgré 6 défaites sur 6 matchs (ou 7 défaites sur 7 matchs? j'ai perdu le compte), elles gardent le sourire.
Tout va bien donc!




mardi 1 novembre 2011

Ibiza en automne

Nous avons profité du Pont de la Toussaint pour aller découvrir une nouvelle communauté autonome, les Baléares. Après avoir hésité entre Mallorca et Ibiza, c'est finalement cette dernière qui l'a emporté.
Ibiza... ses plages de sable fin, ses discothèques rythmées par les meilleurs DJs du monde, cette jeunesse dorée qui dort le jour et vit la nuit... Ibiza, quoi!

Publicités pour les soirées des boîtes de nuit: Pacha, Amnesia, Privilege... les boîtes ont également leurs magasins!



et bien non.
Cette description d'Ibiza s'applique certainement en été, mais l'été finit officiellement le 1er octobre, date de la soirée de clôture des boîtes de nuit. C'est donc un Ibiza automnal que nous avons découvert, et même si les Allemands restaient nombreux, l'ambiance était des plus calmes.

Première bonne suprise: le centre ville d'Eivissa (chef-lieu d'Ibiza) fort charmant et bien restauré. La promenade le long des remparts est ponctuée de panneaux en plusieurs langues expliquant l'histoire de l'île, entre phéniciens, arabes, pirates, chevaliers du royaume d'Aragon...




Deuxième bonne surprise: la météo. Après une arrivée sous une tempête d'éclairs et de pluie, le ciel s'est dégagé et nous avons pu profiter de l'eau cristalline des calas !



Troisième bonne surprise: la préservation de l'île. Nous nous attendions à une côte défigurée, du style de Benidorm et de ses gratte-ciels au bord de l'eau, mais les hôtels d'Eivissa ne font pas plus de 4 étages et ne sont pas les uns sur les autres. (San Antoni est un peu moins préservé.)



Lors de nos promenades le long des calanques locales, nous avons peu croisé de maisons ou routes touristiques, et les flamands roses étaient à portée d'objectif dans les salines...


Ibiza en automne: malgré les commentaires pessimistes de nos collègues, c'est finalement une très bonne saison pour profiter de l'île!


Note: ayant oublié de recharger la batterie de notre appareil photos, j'ai emprunté certaines illustrations à l'office du tourisme d'Ibiza.