lundi 30 août 2010

Filmoteca d'estiu

Keskecédonk???
Comme son nom l'indique en valencien (que nous pratiquons couramment bien sûr, ou presque), il s'agit du cinéma d'été en plein air: des rangées de chaises en plastique posées devant un écran géant, à l'ombre des palmiers non loin du doux bruit des fontaines du plan d'eau du Palais de la Musique.

Bien sûr, l'ombre des palmiers ne sert pas à grand chose puisque les projections sont nocturnes. Nous en avons profité pour compléter notre culture cinématographique. Woody Allen était à l'honneur cette année et nous avons découvert avec quelques années/décennies de retard "Manhattan", en VO ST castillan (et oui, malgré le titre valencien, la manifestation se fait en castillan - ouf!)
Nous avons également pu voir le film "El secreto de sus ojos", Oscar du meilleur film étranger... et à défaut du valencien, nous avons eu droit à de l'argentin... mais cela reste quand même plus facile à comprendre!

Mais voilà, c'est déjà fini... ça sent la fin de l'été!

dimanche 29 août 2010

Vacances sur les chantiers

Nos amis Eléonore et Rémi viennent d'acheter un appartement, et il y a quelques travaux à faire:


J'ai profité de mes vacances de la semaine passée pour aller prêter un coup de main et me faire former - mes connaissances en la matière étant au niveau 0.
Nous avons donc plâtré, vissé, percé, troué, posé des rails, posé les tuyaux dans leurs gaines, descendu les déchets etc. dans la joie et la bonne humeur.



Vivement mes prochaines vacances!


C'est la rentrée!

Rentrée pour nous en tant qu'hôtes...
Les visites ont repris le week-end dernier avec la venue de nos amis de la Côte (d'Azur), Nathalie et Pierre-Jean.



Ils ont eu droit au classique tour au centre ville, mais étant donné leur passif d'architectes, nous avons particulièrement suivi la piste de Santiago Calatrava, sous des angles parfois étonnants...

Entrée de la station de métro Alameda

Pont de l'Exposition
Reflet du Palais des Arts
La Cité des Arts et des Sciences: Renversant!
Détail du Palais des Arts
Plafond ou sol?
A l'ombre de l'opéra
Hauban du pont de l'Assut de l'Or
Le musée des Sciences émerge des palmiers

A quand les prochains invités? Les inscriptions sont ouvertes!

mardi 24 août 2010

Il fait chaud...



19h: il fait encore 40°C...
La porte du four est ouverte dans la rue, et vue la température, le four doit être trèèèèèèèès gros.
Nous découvrons que malheureusement notre clim n'est pas assez puissante pour lutter contre le phénomène naturel du Ponent (vent chaud venant du centre de l'Espagne) et que le processus de sudation peut être ininterrompu pendant des heures... expérience ma foi fort intéressante!
La météo prévoit que nous perdions 10°C d'ici demain... tout va bien!


vendredi 30 juillet 2010

Olé!

Vous aurez peut-être entendu parler de la question qui fait rage en Espagne: pour ou contre les corridas?

La Catalogne vient de rentrer dans le cercle très restreint des communautés interdisant les corridas avec mise à mort du taureau (jusqu'alors, il n'y avait que les Canaries qui le prohibaient), et ce suite à une initiative populaire (pétition qui permet de lancer le débat au parlement de la communauté).

La coutume n'est cependant pas prête d'être interdite dans toute l'Espagne...



Michel et moi sommes donc allés observer de près ce rituel populaire, à Pampelune (Navarre), durant les fêtes de la San Fermin.


Première interrogation au moment de prendre les billets: Sol o Sombra (soleil ou ombre) Il fait 35°C bien que la corrida commence à 18h30, donc l'ombre est tentante, d'autant plus paraît-il qu'on y suit mieux ce qui se passe dans l'arène. Finalement, c'est le soleil qui l'emporte vu le différentiel de prix des places.

Découverte suivante: c'est la fête côté soleil. L'animation est dans les gradins plutôt que dans l'arène! Entre sangria, sandwichs et orchestre, l'allégresse et la cacophonie règnent. Nos voisins nous offrent très vite de quoi nous désaltérer (en bons touristes, nous n'avions pris que de l'eau).



La corrida commence, avec tous ses rituels: entrée des différents protagonistes : président de la corrida, matadors, picadors, areneros (qui remettent en état l’arène) et mules (chargées d’enlever le taureau mort). Puis vient l'heure du combat. Les taureaux, dont les noms et les poids sont annoncés sur des écrans; sont de belles bêtes, entre 550 et 690kg...


Pendant 2h30, nous assisterons 6 fois au même déroulement, en 3 temps :

1.Le taureau entre, plein de vigueur et de rage (il était enfermé dans un petit enclos toute l’après-midi) ; il se fait balader par les « peones » qui font des passes avec une cape rose et jaune. Si le taureau s’approche un peu trop de l’un d’entre eux, les autres accourent pour le distraire. Le « picador » à cheval lui plante ensuite une lance dans le dos, histoire de l’affaiblir un peu. C’est le moment où nous avons compris que le taureau n’avait en fait aucune chance de s’en tirer. Il résiste cependant, jusqu’à parfois renverser le cheval et son picador.

2. Une fois bien affaibli, le taureau se retrouve face au « bandillero » dont le but est de planter les fameuses banderilles (très jolies au demeurant).



3. Le « matador » fait ensuite son entrée. Comme son nom l’indique en espagnol, son objectif est de tuer le taureau. Il fait quelques passes avec sa « muleta », rouge cette fois. C’est un moment très artistique. Lorsque le « matador » voit le taureau épuisé, il lui porte l’estocade finale – sauf s’il est mauvais auquel cas il porte 3 ou 4 estocades, chose que le public n’apprécie guère (et je suppose que le taureau non plus). Le taureau vacille quelques instants, en crachant plus ou moins de sang (âmes sensibles s’abstenir) puis s’écroule. Un des « peones » vient l’achever au poignard. C’est alors que les orchestres rejouent de plus belle et les mules viennent sortir le corps inerte du taureau qui 20 minutes auparavant était plein de vie.



Le président décide ensuite (suivant l’avis du public) d’accorder ou non des récompenses au matador ; nous avons eu la chance de voir El Fandi qui a eu droit à deux oreilles et faire un tour de piste sur les épaules d’un admirateur (la classe quoi).

Bref, c’était la fête, mais nous ne sommes pas surs de retourner voir une telle boucherie !

Il existe cependant d’autres types de spectacle sans mise à mort du taureau…



OLE !



Patchwork espagnol

Quelques instants d'Espagne... de quoi rêver un peu!

Soleil couchant sur la place du Pilar - Saragosse


Entrée des picadores dans l'arène de Pampelune


L'âme de l'Ebre - Saragosse


M&A découvrant l'Espagne


Palais arabe d'AlJaferia - Saragosse


Plages de la côte basque


Basilique Notre-Dame du Pilar - Saragosse


Bonnes vacances à tous!


Le reconnaissez-vous?

Pour les fans de Questions pour un Champion, pensez à J.Lepers en lisant les lignes ci-dessous
Indice: bâtiment célèbre


"Top!
Créé en 1997
par l'architecte Franck Gerhy
j'étonne et émerveille par ma structure peu commune.



Fait de 3 matériaux principaux,
pierre, verre, et titane,


ma création représente un défi tant technique qu'artistique.

Surveillé par un chien de garde peu farouche, Puppy,


J'accueille des visiteurs du monde entier qui viennent admirer les oeuvres d'art que j'héberge entre mes murs courbes.


Amandine et Michel ont notamment pu découvrir le douanier Rousseau et Anish Kapoor.

(les illustrations ci-dessous proviennent d'autres artistes)


Maman, de Louise Bourgeois
Tulipes, de Jeff Koons

Situé au bord du Ria Nervion, à Bilbao, je compte dans ma famille New York, Venise et Berlin,

je suis...

je suis...."